Newsletter 2025-3

 

Chers membres, chers collègues, 

Nous sommes fiers. Fiers de nos candidats pour la Commission des psychologues, avec leurs résultats. Stef Joos a été élu comme représentant qui peut effectivement siéger, Michel Lamart et Pascal Graulus ont été élus comme suppléants. Merci à tous, pour vos votes, pour la confiance que vous avez accordée à nos candidats. Merci également aux deux autres candidats, Emmanuel Declercq et Jacqueline Colot. Merci également aux représentants sortants de Compsy, qui ont accompli un travail considérable au cours des 4 dernières années. 

Nous avons le plaisir d’annoncer un webinaire sur le secret professionnel partagé, basé sur une enquête auprès des psychologues. Nous en reparlerons plus tard. 

Nous sommes préoccupés par un projet de loi récemment déposé qui menace d’éroder une fois de plus le secret professionnel. Nous invitons tout le monde à réagir à ce projet, par le biais d’une lettre commune. Entre-temps, plusieurs associations (avec le soutien financier d’UPPsy-BUPsy) ont déjà entamé une procédure devant le Conseil d’État sur cette autre question épineuse, l’obligation de réaliser un DPI, même lorsque le patient ne donne pas son consentement. Le communiqué de presse à ce sujet peut être consulté ici.

Et bien sûr, nous continuons à préparer la journée d’étude d’octobre. Vous recevrez bientôt le dépliant ! 

Nous, c’est-à-dire les membres du conseil d’administration d’Uppsy-Bupsy : 
Stef, Martine, Paul, Wouter, Philippe, Frank, Tania, Hilde et Nathalie

Samedi 3 mai 2025, Abord clinique des symptômes sexuels, avec Patrick De Neuter, via Zoom. Organisation Espace analytique

Elections Commission des Psychologues 

Fin mars, nous avons appris les résultats des premières élections directes du Comité des psychologues. Nous y retrouvons de nombreux noms familiers. Pour le secteur clinique, le rôle des associations professionnelles au sein du conseil plénier de la Commission des psychologues ne semble donc pas terminé. 

Nos membres nouvellement élus seront heureux d’être disponibles à être à l’écoute des questions et réflexions diverses des membres. Bien entendu, ils mettent depuis longtemps tout en œuvre pour façonner notre profession. Pour ce faire, une bonne coopération durable avec les autres est cruciale. C’est ce qu’écrit Stef Joos, qui espère une bonne coopération avec Patrick Engelhardt, Ellen Exelmans et Carl Defreyne (les psychologues cliniciens néerlandophones présents en plénière) et d’autres membres élus tels que Filip Raes et Quentin Vassart. Entre-temps, Michel Lamart a rencontré la nouvelle ministre du SPF Economie et PME, Eléonore Simonet, où il a immédiatement attiré l’attention sur l’importance de la sauvegarde du secret professionnel, pour notre profession. 

Par ailleurs, n’oublions pas que les candidats non élus restent également actifs, chacun à leur manière. Emmanuel Declercq fait du bon travail en tant qu’expert au Conseil supérieur de la santé. Jacqueline Colot siège depuis des années, avec Michel Lamart et Martine Vermeylen, à la Commission 13 du SPF Economie et PME, une plate-forme de concertation où sont représentés différents groupes professionnels.

 

Vendredi soir le 16 mai 2025, Bruxelles : Plaidoyer pour un jardin secret, conférence et discussion sur le secret professionel dans le SSM. Organisation EBP-BSP.

Webinaire “Le secret professionel partagé”
 

Jochem Willemsen est professeur de psychologie clinique à l’UCLouvain, où il enseigne la « déontologie de la pratique psychologique ». Il est également collègue psychologue clinicien, psychothérapeute et psychanalyste. L’année dernière, il a organisé une enquête en ligne auprès des psychologues sur le partage d’informations confidentielles. De nombreux psychologues se posent des questions sur ce sujet : comment et quand puis-je partager des informations confidentielles avec mes collègues ? 

Le webinaire abordera les résultats de cette enquête, les pratiques actuelles mais aussi les difficultés liées au partage du secret professionnel. Il abordera les normes éthiques et déontologiques actuelles qui s’appliquent ici afin que nous puissions agir avec confiance et prudence dans notre pratique. 

Le webinaire aura lieu le mardi 13 mai. Il débutera à 20 heures et ne sera pas enregistré. 

Les membres peuvent participer gratuitement à ce webinaire. Veuillez vous inscrire sur info@uppsy-bupsy.be.
Les non-membres sont les bienvenus, moyennant le paiement les frais de participation de 10 euros.

Vendredi 23 mai 2025, Etterbeek. 40 ans de La maison Ouverte. Avec la participation de La Maison Verte de Paris.

Proposition de loi modifiant le Code pénal en vue d’imposer l’obligation de déclarer certaines infractions commises sur les mineurs ou des personnes vulnérables 

Nous avons appris récemment que le NVA a déposé une proposition de loi visant à transformer en obligation la possibilité prévue à l’article 458bis du Code pénal de se prononcer sur les crimes commis à l’encontre de mineurs ou de personnes vulnérables. Les raisons invoquées sont les suivantes : 
– L’application du secret professionnel, étant donné que de nombreuses nuances sont apparues entre-temps dans le principe initial, devient complexe. Les soignants vivraient trop dans l’incertitude quant à la possibilité de violer le secret professionnel et au risque de poursuites pénales. L’introduction d’une obligation de parler permettrait de clarifier la situation. 
– Si l’intégrité physique et/ou psychologique des mineurs est gravement compromise, il est logique d’en informer les autorités judiciaires. Le secret professionnel ne peut être invoqué dans les cas de crimes graves. 

Ce n’est pas la première fois que cette question se pose. Cependant, lorsque les crimes contre les mineurs provoquent un tollé justifié et une demande d’action en justice, une telle action peut être contre-productive. Dans notre travail clinique, nous avons constaté à plusieurs reprises que les personnes ne parlent de ce qui leur est arrivé qu’après s’être assurées que cette information reste  entre quatre murs. Il est important que les personnes concernées – nous évitons délibérément le terme « victime » ici – puissent décider elles-mêmes si et quand elles veulent se plaindre, à un moment où elles sont prêtes à le faire. Dans le cas contraire, elles seront violées une deuxième fois. Dans de nombreux cas, cette décision fait déjà partie d’un processus psychothérapeutique au cours duquel les personnes cherchent à faire face à ce qui leur est arrivé. 

Dans ce contexte, plusieurs groupes professionnels ont décidé ensemble de réagir au projet de loi. L’objectif est que la lettre ci-jointe soit signée par tous ceux qui peuvent soutenir la demande de préservation du cadre législatif actuel. En effet, la possibilité de rompre le secret professionnel offre une base suffisante pour s’exprimer, sans pour autant constituer une intrusion préjudiciable pour les personnes concernées. Nous appelons toutes les organisations concernées par ces situations à cosigner cette lettre avant qu’elle ne soit envoyée aux organes législatifs.

Version française

Newsletter

L’abonnement au newsletter n’est possible que pour les membres actifs. Veuillez d’abord vous connecter.