Report de la pratique professionnelle supervisée

La pratique professionelle supervisée pour le psychologue clinicien

22.12.2023

L’une des questions sur lesquelles le CSPSSM a émis un avis est celle du stage supervisé pour les psychologues cliniciens. L’organisation de ces stages ne fonctionne manifestement pas de manière optimale. Alors qu’en 2019, il avait déjà été décidé que la reconnaissance en tant que psychologue clinicien pourrait être accordée après avoir effectué un stage supervisé, aujourd’hui, de nombreux étudiants restent désespérément à la recherche d’un stage. 

Entre-temps, les étudiants en psychologie clinique et en orthopédagogie ont écrit une lettre ouverte au ministre de la Santé Frank Vandenbroucke. Les nombreux retards dans le déploiement de la pratique professionnelle supervisée (PPS) et le manque de communication à ce sujet provoquent chez beaucoup d’étudiants une frustration justifiée.

Uppsy-Bupsy a également reçu de nombreuses questions préoccupantes à ce sujet, de la part d’étudiants et de collègues.

Pour les étudiants, il est incompréhensible qu’au tournant de l’année, ils ne sachent toujours pas comment les choses seront organisées (alors qu’ils obtiendront leur diplôme en juin/juillet). De plus, ils se sont sérieusement interrogés sur la manière dont les choses allaient être organisées, rapidement, en tenant compte du risque qu’en organisant les choses rapidement, la qualité ne puisse pas être garantie.

Les mêmes questions habitaient le conseil d’administration d’Uppsy-Bupsy. Nous les avons donc soumises au cabinet du ministre (qui n’a pas répondu) et à plusieurs autres cabinets (qui ont répondu et semblaient partager nos préoccupations). Nous avons également exprimé nos propres souhaits :
– Nous continuons à militer pour une PPS dans les contextes où la pluridisciplinarité est primordiale.
– Nous continuons à nous battre pour des garanties de qualité suffisantes : tant les superviseurs que les stagiaires doivent être en mesure de garantir une année de stage au cours de laquelle les jeunes collègues ont des possibilités d’apprentissage suffisantes. L’expérience est cruciale à cet égard, tant pour le maître de stage que pour les stagiaires.
– Nous continuons à demander au gouvernement et au ministre de préciser très concrètement comment les jeunes collègues doivent être indemnisés pendant leur PPS. Non seulement parce que le ministre lui-même a toujours parlé d’une “année rémunérée”. Mais aussi pour éviter que l’offre d’une année PPS ne devienne un modèle de revenu pour certains cabinets et organisations.
– Nous continuons à faire pression pour que la mise en place se fasse à un moment où le ministre pourra garantir qu’il y a suffisamment de places pour que les étudiants puissent effectuer leur PPS.

Face à la pétition, le ministre a réussi à faire savoir dans les médias qu’il avait trouvé “plus de places qu’il n’en faut”, qu’il n’y avait aucune raison de retarder les choses et que, très bientôt, il serait en mesure de donner plus d’informations.

Cependant, la réalité est qu’il existe une proposition élaborée par le ministre
– qui stipule, par exemple, qu’une personne ayant trois ans d’expérience pourrait superviser un stage professionnel (alors que la plupart des universités exigent au moins cinq ans d’expérience pour un “stage normal”).
– l’abandon de l’”opération pluridisciplinaire” présentée comme si importante à l’origine
– l’annonce de la création d’un organisme qui réglementerait la reconnaissance des stages et des maîtres de stage (une façon de valider à peu près toutes les demandes de stage, selon les autres cabinets).

Entre-temps, un message du ministre Vandenbroucke nous est parvenu aujourd’hui, qui devrait clarifier un certain nombre de points. A suivre.

11.03.2024

Nous avons précédemment fait état des problèmes liés à l’organisation de ce stage. Sur le plan pratique, il s’agissait principalement de la disponibilité d’un nombre suffisant de maîtres de stage et d’un manque de clarté quant au financement de ce projet. Plus fondamentalement, il s’agissait également de contrôler la qualité du stage, l’UPPsy-BUPsy privilégiant un stage dans un cadre pluridisciplinaire, où les maîtres de stage avaient 5 ans d’expérience. 

Pour les étudiants, il s’agissait d’une situation très problématique, à propos de laquelle ils ont manifesté leur mécontentement non seulement par écrit, mais aussi par une démonstration. Tout cela a conduit à un nouveau report du stage professionnel, cette fois de deux ans.

Newsletter

L’abonnement au newsletter n’est possible que pour les membres actifs. Veuillez d’abord vous connecter.