Evaluation Convention INAMI

 

Il y a trois ans, nous avons été surpris par la nouvelle d’une convention INAMI, à laquelle un nombre limité de psychologues pouvait participer. Alors que la convention initiale posait manifestement des conditions qui allaient à l’encontre de notre code déontologique, les choses se sont nuancées après que notre association, ainsi que APPELpsy, KLIPsy et APPPsy se soient adressées au Conseil d’Etat. Cette procédure est toujours en cours ; l’arrêt est attendu pour le début de l’année prochaine. 

Entre-temps, la convention a été mise en place, avec beaucoup de variations dans la manière de procéder. De nombreux psychologues ont adhéré à la convention par souci de pouvoir offrir à leurs clients la possibilité d’une prise en charge psychologique ou d’une psychothérapie. Par ailleurs, l’objectif de participation des psychologues n’ayant pas été atteint dans un premier temps, les critères d’adhésion ont été résolument élargis, ce qui a permis à de nombreux clients qui suivaient auparavant une thérapie de bénéficier d’un soutien financier à cet effet ou de pouvoir s’offrir une fréquence plus élevée. Une bonne chose pour nos clients.

Curieusement, cet élargissement ne se traduit pas dans la communication sur la Convention. Au contraire, les gens s’en tiennent à la vision d’un travail essentiellement préventif. 

Stef Joos a analysé l’étude du professeur Bruffaers sur l’évaluation de la convention. Notre hypothèse semble largement étayée par les chiffres. En bref, il est parvenu aux conclusions suivantes : 

– l’aspect préventif de la convention n’a guère été respecté.
– le résultat clinique est maigre.
– il n’y a pas de preuve d’une plus grande collaboration au sein de la convention qu’en dehors de celle-ci.
– on peut également se demander si la convention a réellement débloqué les soins psychologiques.
– les outils spécifiques à la convention, tels que le “bilan fonctionnel”, rencontrent des résistances et sont utilisés “pro forma”.

D’autres points faibles de cette convention subsistent : 
– La question des preuves scientifiques concernant l’effet de telles initiatives sur la prévention des problèmes de santé mentale.
– Les limitations du nombre de psychologues pouvant intervenir et du nombre de séances pouvant être remboursées soulèvent des questions éthiques dans la profession. 

Entre-temps, un renouvellement de la convention est imminent, dans lequel la même vision est maintenue. Nous vous tiendrons au courant.

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